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L’art topiaire de la Pyrale du Buis

Domaine de Restinclières (34) - 2018 -

Peinture acrylique sur fibre composite (40X80 et 60X80 cm), 

La pyrale (un papillon nocturne, originaire d’Extrême-Orient, introduite accidentellement en Europe dans les années 2000 et rapidement devenue invasive). Elle dévaste les topiaires des jardins à la Française en grignotant la définition même de ce type de jardin: la recherche de la perfection formelle, d'une majesté théâtrale et d'un goût du spectacle.

Dans « L’Art topiaire de la Pyrale du Buis », Nicolas Bralet utilise la disposition naturelle, de ces papillons attirés par la lumière et posées sur un mur selon un ordre qui nous échappe.Les pyrales semblent ainsi être de petits avions garés sur un aérodrome.

Cette ordonnancement des insectes, détermine les formes géométriques des peintures de Nicolas Bralet.

Les papillons sont reliés entre eux par groupe de trois.Chaque insecte devient le sommet de triangles. Dans un jeu de superpositions et de transparences, on peut  y percevoir des faisceaux qui se croisent, des pierres précieuses taillées.

Ces formes géométriques créent « l’Art topiaire des pyrales », un pied de nez aux jardins à la Française où la nature se doit d’être ordonnée, taillée, géométrisée, maîtrisée.

La pyrale du Buis nous en montre les limites en les déstructurant, les dévorant. Elles nous place en face d’un dilemmes propre à notre époque: la confrontation de deux visions opposées dans la façon de percevoir la nature et sa gestion: Asservir ou composer avec.